Histoire : au 20ème siècle

Première guerre mondiale

Les archives nationales nous livrent les listes des morts pour la France.

Ce document recense deux personnes nées à Landrichamps : Martinot Eugène Edouard et Paulet Paul André.

Les documents conservés en mairie pendant la période 14-18 montrent :

  • des lois et arrêtés concernant le territoire belge occupé par les troupes allemandes, affectant Landrichamps
  • le recensement des productions et besoins pour diverses denrées, comme le beurre, le sucre à destination des apiculteurs, les céréales, la laine de mouton, le rationnement de la population en pommes de terre.
  • divers ordres de recensements de la population : la population mobilisable (cartes rouges), et de celle non mobilisable (carte jaune).
  • le suivi des épidémies des bestiaux
  • le bilan financier des activités hors service
  • un ordre d'évacuation de la commune, émanant du ministre de la guerre, invitant la population à se diriger vers Fumay en emportant avec elles des vivres, les véhicules et le bétail.
  • des consignes sur la gestion de l'alimentation (taille des orties…)
  • les échanges avec les autorités allemandes se font en marks.
  • le 26 janvier 1918, un ordre de la Kommandatur demandant que soient présentés tous les chevaux, poulains y compris, le mardi 29 place de l'esplanade à Givet.

Seconde guerre mondiale

L'attentat du capitaine B., d'après le témoignage de Z.

Z., frère de J. et filleul de la mère de G.

Dans la nuit du 14 au 15 juin 1944, les trois jeunes s'installent dans les bois au dessus de la ferme Malavisée.

Z. a pour mission de tenir le camp de fortune dans lequel ils se réfugieront après que G. et J. aient «descendu le salopard».

Au petit matin, connaissant les habitudes du capitaine B., G. et J. le voient se diriger vers la ferme où il va chercher du lait, tombant pratiquement nez-à-nez avec lui, il leur est impossible de passer à l'acte.

Intrigué par la présence de ces deux «gaillards», le capitaine s'en confie aux fermiers. C'est donc méfiant qu'il arrive sur le chemin du retour là où les attendent G. et J. qui lui tirent dessus, le blessant au poumon.

Les maquisards prendront les jeunes sous leurs ailes.

Z., moins impliqué, agé de 15 ans, restera avec son père à Flohimont dans le quartier surnommé «La petite Pologne». C'est là qu'il sera sorti de son lit, mitraillette sous le nez par la LVF trop heureuse de mettre la main sur l'un des deux suspects.

Seul le soldat allemand doutera, jugeant Z. trop jeune pour un tel acte. Dans le doute, il questionne Z. sur la localisation de son frère J. Fort heureusement ayant entendu l'interrogatoire de son père, il donna la même version : J. est parti à la recherche de ravitaillement.

La LVF quitte les lieux, menaçant de revenir sous quinzaine pour «l'embarquer» s'il ne donnait pas de renseignements localisant J. Ils n'en eurent jamais l'occasion, deux membres du groupe Vigneron les abattant le 21 juillet à l'auberge du cheval blanc.

Voir aussi : http://ardennetiensferme.over-blog.com/article-6915441.html

Patois de Landrichamps

Charles Bruneau, philologue et linguiste né à Givet en 1883, a réalisé plusieurs études phonétiques sur les patois d'Ardenne. Le collège de Vireux porte son nom.

En juillet 1912, il effectua pour le compte des «Archives de la parole» des enregistrements de témoignages oraux. Une partie de ces enregistrements est consacrée aux ardennes, parmi lesquels plusieurs ont été réalisés à Landrichamps.

«La mission dans les Ardennes est la première pierre de l’atlas linguistique phonographique rêvé par Ferdinand Brunot avec les Archives de la parole. Elle a lieu en juin-juillet 1912, Brunot y est assisté par l’un de ses anciens élèves : Charles Bruneau, qui vient de soutenir une thèse sur les parlers ardennais. Cette enquête dialectologique sur le terrain est la première en France à utiliser le phonographe. Elle est aussi la première à employer l’automobile comme moyen de transport. La société Alda fournit en effet “une limousine de 30 chevaux Charron en location pour une durée de 3 à 4 semaines”. L’itinéraire retenu pour “l’exploration” couvre un territoire d’environ 100 kilomètres au nord-est et à l’est de Mézière, englobant les Ardennes franco-belges.35 villages sont visités : 15 en Belgique, 20 en France, soit 2 à 3 villages par jour. De leur mission dans les Ardennes, Ferdinand Brunot et Charles Bruneau ramènent 166 documents sonores enregistrés sur disques plats Pathé saphir de 25 cm de diamètre, grâce à un matériel d’enregistrement spécialement conçu pour l’enquête par Pathé. Les récits de vie et les dialogues dominent, mais on y trouve également trois contes et 22 chansons. Les sujets abordés ont trait évidemment à l’agriculture, à l’élevage, mais aussi à la lessive et à la contrebande.»1)

Ces enregistrements ont été numérisés et mis à disposition par la BNF.

Disque n°86264 des archives de la parole, enregistré à Landrichamps

On pourra y entendre :

  • Adrien Defooz dit «Maguette», 78 ans, cultivateur
  • Emilie Defooz, 75 ans, cultivatrice
  • et François Le Duff, 34 ans, gendarme

Un extrait ici, Maguette chante Lubin :

C'est précisément cette scène que choisit de décrire Jean Haust, qui a accompagné C. Bruneau et F. Brunot à Landrichamps pour procéder aux enregistrements. Se référer au chapitre «Le phonographe et les patois» issue du Bulletin du Dictionnaire wallon.

Marcel Lallemand

Marcel Victor Lallemand, né le 25 octobre 1887 à Francheval (Ardennes), mort le 26 décembre 1969 à Landrichamps, 2) était un homme de lettres ayant vécu dans le chalet qu'il a fait construire dans les bois en hauteurs de Landrichamps.

Il est l'auteur de plusieurs romans, textes philosophiques, ainsi que d'un recueil de textes destiné à l'apprentissage et distribué dans les écoles.

Voir la galerie photos du chalet.

Bibliographie

Couverture de «L'Ardenne chante», de Marcel Lallemand

Références par la BNF :

  • Le Transfini : sa logique et sa métaphysique, 1934
  • Bonheurs. I. Partir de rien, 1945
  • Mystique de la preuve, 1946
  • L'Ardenne chante volume 1: Chants d'avant-mort, 1951
  • Bonheurs. 2. Bâtir la maison, 1954
  • L'Ardenne chante volume 3. Florilège : six suites de joie sur l'Ardenne, 1954
  • On meurt trois fois, 1963

Livre de lecture, destiné à l'enseignement :

Apparaît dans :

  • Le nouveau dictionnaire des Belges / sous la direction de Thierry Denoël, 1992

Non référencés par la BNF :

  • Impuissance de l'histoire

Un commentaire de Grégoire Auguste sur le livre «Le Transfini».

Projet de barrage sur la Houille

En 1975, la presse et les politiques dévoilent un projet de barrage qui serait situé sur la Houille, à Landrichamps, et qui aurait comme «dégat collatéral» d'engloutir la commune de Vencimont en Belgique.

Les landrichampenois s'inquiètent des possibilités de transformations du paysage. Georges Daumal, en parallèle à son activité de Maire, créa alors l'association «Les amis de la vallée de la Houille», qui sera officialisée dans le Journal Officiel du 3 et 4 mars 1975.

L'association réunit des landrichampenois ainsi que des habitants de communes belges avoisinantes qui seront opposés à ce projet.

Afin de faire obstacle, l'association, ainsi que la commune de Landrichamps, demandent dès 1975 à ce que la vallée puisse être reconnue en tant que Parc Naturel Régional.

Les annonces concernant le projet de barrage dureront de nombreuses années. L'association s'est réunie jusqu'en avril 1990, constatant alors que les déclarations et rumeurs s'étaient tues.3)

De nombreux articles de presse concernant ce barrage sont archivés en mairie.

L'implantation des réacteurs nucléaires à Chooz et leur contestation par la population

C'est en 1962 que débute la construction d'un réacteur à eau pressurisée, le premier sur le territoire français, sur le site de Chooz A. Sa mise en route effective se fera en 1967, après des débuts laborieux et plusieurs incidents rapportés.4)

La centrale de Chooz A fut fermée en 1991. et est toujours en cours de démantèlement depuis 2010

Dès le début des années 80, il est prévu que plusieurs réacteurs soient implantés sur le site qui deviendra Chooz B. Le projet rencontre une vive opposition de la part de la population qui se confronte alors à une forte répression.

Les deux réacteurs Chooz B1 et Chooz B2 seront respectivement mis en route en 1996 et 1997.

En 2009, les élus de la pointe restent favorables pour accueillir le projet de réacteur de type EPR, voir cet article repris du journal l'Union. La construction de l'EPR en France sera un fiasco, voir à ce sujet le documentaire «Nucléaire, l'impasse française» (diffusé en 2018) décrit plus bas.

Les deux cheminées des centrales nucléaires, dont les panaches de fumée sont visibles depuis Landrichamps

Brochure : un récit de lutte à Chooz

Une brochure intitulée «Un récit de lutte à Chooz», numéro 9 de la «Question Sociale» parue en 2006, propose une analyse assez fournie de la contestation qui a précédé la construction de Chooz B.

Cette brochure est consultable dans son intégralité.

Elle se présente ainsi :

«En 1977, quand arrive à Chooz la rumeur de projet d’une nouvelle centrale nucléaire, c’est dans l’optimisme que s’organisent les opposants. Deux ans plus tard, un référendum local exprime un « non » clair et net à ce projet. Mais d’impérieuses raisons politiques et économiques exigent qu’un « petit village des Ardennes n’arrête pas la marche de la France ».

Par la persuasion et par la force, EdF et l’État vont donc imposer la construction de Chooz-B. Par delà alternance virtuelle et fausses promesses, le giscardisme et le “socialisme de gouvernement” montreront le vrai visage de la démocratie nucléaire : propagande, matraques, gaz et blindés. Des affrontements de l’enquête d’utilité publique à la liaison avec les ouvriers de la Chiers, ce récit évoque les péripéties d’une lutte qui marqua la Pointe des Ardennes et de nombreux Ardennais.»

Parmi les sujets qui y sont abordés :

  • les constituantes du mouvement, le comité de défense de Chooz, les associations écologistes, les syndicats. La convergence d'intérêts avec les ouvriers de la Chiers à Vireux, illustrée par le slogan «Vireux Vivra, Chooz Sautera». Ainsi que ses opposants, notamment la CGT pro-nucléaire et le PS. Et les liens avec d'autres luttes (Plogoff…)
  • les actions menées contre l'implantation de la centrale, le déroulement de plusieurs manifestations importantes qui ont précédé la construction de Chooz B, les affrontements entre les autorités et les militants antinucléaires ayant eu lieu à Chooz-même, à Vireux, Fumay, Charleville…
  • le traitement politique du dossier, par Giscard, Mittérand, Mauroy, les préfets des ardennes et les élus de la pointe.
  • le traitement médiatique des événements par les journaux locaux (l'ardennais, l'union). Il s'agira, comme bien souvent dans les médias relatant de telles luttes, de minimiser la violence policière tout en discréditant les militants en vidant leurs actions de leur sens.
  • le thème du nucléaire, la mise en rapport de sa sûreté et de divers incidents ayant eu lieu dans des centrales (aux Etats-Unis, et bien sûr à Tchernobyl…)
  • une analyse de la conflictualité interne au mouvement, notamment avec certains “autonomes”, les raisons possibles de son essoufflement, les manœuvres comme le chantage à l'emploi…

Chansons : le Groupe d'Action Musicale (GAM)

Les manifestations étaient aussi un temps festif où des musiciens s'invitaient. Le groupe GAM, originaire de Charleroi et parcourant le pays pour soutenir les luttes a sympathisé avec les habitants de Chooz.

Un vinyl est né de cette rencontre (informations discographiques).

On peut écouter le titre Ballade à Chooz (ci-dessous), mis à disposition sur le site du groupe, qui provient de ce vinyl.

Documentaire : l'explosion

Un documentaire réalisé en 2007 par Jérôme Champion revient sur les luttes contre l'implantation de la seconde centrale de Chooz. Il contient des témoignages d'habitants de Chooz et d'ailleurs.

Il aborde des sujets comme le problème du nuage toxique de la première centrale de Chooz A, la naissance du comité de défense, la confrontation avec la police, le recours à la violence, les concertations et enquêtes publiques, l'arrosage financier, les soutiens extérieurs, l'emploi, la Chiers…

Plus d'informations sur ce film dans son dossier de presse.

Documentaire sonore

Réalisé entre 2005 et 2006, un documentaire radiophonique intitulé «Ça coutera cher de nous foutre en l'air» concernant les luttes conjointes de Chooz et Vireux s'est matérialisé sous la forme de deux CDs accompagnés d'un livret. Il se compose d’une quinzaine d’interviews d’anciens sidérurgistes et de personnes qui venaient de la région parisienne et de Reims pour y prendre part. Le tout est réalisé par le collectif «Lames-de-sons».

La pochette et le livret imprimables sont téléchargeables ici.

Les 3 extraits sonores peuvent être téléchargés ci-dessous.

Compléments

Livre «Chooz 1980 : la Guerre à main nues»

Un bouquin sorti en décembre 2018, écrit par Jean-Paul Houncheringer, journaliste. Le livre est disponible à la Maison de la Presse de Givet, ou par correspondance. Voir cet article sur le site de Radio 8FM.

Photos et brochures

Une collection de photos et quelques coupures de journaux sur les luttes de la Chiers et de Chooz a été présentée par André Majewski, nous la rendons accessible ici

Affiches

Un certain nombre d'affiches…5) mais aussi une bande dessinée de fiction (le 3ème opus de «Chroniques de fin de siècle», par Santi et Bucquoy, s'appelle Chooz), qui témoignent de l'intérêt à vaste échelle qu'ont pu susciter ces luttes qui ont eu lieu à deux pas de chez nous.

Une carte des centrales nucléaires en France

Carte des centrales nucléaires en France

Les pays sortis du nucléaire

Voir cet article : Sortie du nucléaire civil

Documentaires sur le nucléaire

Il existe un documentaire sur Plogoff, «des pierres contre des fusils», réalisé vers 1980, qui relate l'opposition de la population à la construction d'une centrale. L'opposition a Plogoff a été une réussite, puisque la centrale n'a pas été implantée. Filmé pendant la contestation, et par sa similitude avec Chooz, ce documentaire donne une idée de ce qui a pu s'y passer. Les sujets traités sont entre autres choses l'unanimité du refus de la centrale, et l'opposition à la fois physique et psychologique que mène la population à l'égard des forces de l'ordre. À la toute fin du documentaire, une habitante de Plogoff finit d'envelopper une lettre de soutien à l'attention du comité de défense de Chooz.

Un très bon documentaire Arte de 2009 (donc avant Fukushima) nommé «Déchets : le cauchemar du nucléaire» remet en perspective le nucléaire à travers la gestion des déchets, il est visionnable sur Youtube. Outre le problème des déchets, il aborde également ce qu'est la nucléocratie.

Un autre documentaire de 2018 nommé «Nucléaire, l'impasse française» et diffusé sur France TV montre la crise majeure que subit EDF en interne, les réacteurs EPR s'avèrent mal conçus, non rentables, et mènent l'entreprise vers une dette inexorable. Le documentaire fait également le point sur l'état de l'énergie nucléaire principalement en Europe, les politiques énergétiques sur les énergies renouvelables, et le discours mensonger et publicitaire d'EDF à leur sujet.

Aujourd'hui, les regards se tournent sur Bure, un village de la Meuse de moins d'une centaine d'habitants où il a été décidé d'enfouir les déchets nucléaires les plus toxiques à 500m sous terre sur une durée au moins deux fois supérieure à l'histoire de la civilisation humaine (100 000 ans). Là aussi, de nombreuses questions se posent autant sur le fond que sur la forme.

Il existe au moins deux documentaires sur Bure : Poubelle la vie (visionnable en ligne), et un plus court : Tous n'ont pas dit oui, d'Alain Ries. Ainsi qu'un site qui relaie les informations de l'opposition au projet au jour le jour.

Chronologie

1930 : Projet d'aménagement d'une conduite d'eau pour la ville de Givet, en complément de la plus petite conduite d'eau6) déjà implantée tenant le même rôle. Les conseillers municipaux de Landrichamps s'inquiètent de l'assèchement pouvant en résulter, et souhaitent l'installation de bornes témoins, ce qui ne leur sera pas accordé. Allant au delà de la simple autorisation préféctorale, la commune de Givet fait reconnaître son projet d'utilité publique par le président de la république Paul Doumer le 1er mars 1932. La réalisation de cette conduite offrant 20l/s d'eau ne sera pas effectuée avant 1938. 7)

11 mai 1940 : Pour empêcher de laisser passer les troupes allemandes, une mine fait sauter la route de landrichamps au croisement dit des quatre bras au centre du village détruisant les maisons alentours et causant des dégâts aux toits de l'église et de la Mairie. Après guerre le Maire de l'époque, Marcel Sauvage, aura à s'employer pour rédiger les dossiers de dommages de guerre tant pour les bâtiments communaux que ceux des administrés.8)

5 août 1942 : Proposition de rattachement à Landrichamps émanant des habitants de «Malavisée», Ils resteront administrés par la commune de Charnois.9)

30 juin 1950 : Electricité de France souhaite faire installer un limnigraphe, qui est un appareil enregistreur des débits d'eau, dans le bois de La Cloche (vers la ferme du moulin), l'appareil doit occuper 2 mètres carré d'espace. Il est possible de consulter des informations sur cette station sur le site du gouvernement vigicrues. 10)

Après 1953 : délivrance du permis de construire des cités ouvrières de Tréfimétaux.11)

1958 : décision de construire une centrale nucléaire à Chooz. La construction démarre en 1962.12)

26 novembre 1958 : Le conseil municipal fait le constat suivant : la classe de l'école de Landrichamps est comble. L'effectif est de 32 élèves. Pour la rentrée scolaire d'octobre 1959, il y aura au minimum 45 élèves. Le conseil est d'avis qu'il y a lieu de créer une nouvelle classe, et demande à monsieur l'inspecteur de l'académie qu'une classe préfabriquée soit installée.

29 juin 1962 : officialisation de la fusion des Tréfileries et Laminoirs du Havre et de la Compagnie Française des Métaux sous le nom de Tréfimétaux.13)

3 janvier 1966 : achat à la société Agrimod d'un corbillard à main modèle “RICHE” sur 4 roues pneumatiques.

avril 1967 : démarrage de la centrale nucléaire de Chooz A 14).

5 février 1969 : Dans un rapport du ministère de l'agriculture, il est proposé, et plus tard acté, que l'installation en eau des cités Tréfimétaux soit cédée contre un franc symbolique et puisse être étendue au reste du village. Améliorant ce projet un réseau englobant l'ensemble du village y compris les cités TMX sera retenu. Les travaux débuteront en septembre 1972 et seront définitivement terminés le 27 janvier 1973. Le sous-préfet Max Vidot et d'autres personnalités viennent à l'inauguration. Voir aussi : coupure du journal «L'ardennais» du 31 janvier 1974.15)

Avril 1970 : Mise en place d'un réseau de télédistribution. En effet avant cela Landrichamps ne recevait que les canaux télévisés belges (c'est à dire une seule chaîne).

3 mars 1975 : Création de l'association «Les amis de la vallée de la Houille». (Voir Projet de barrage sur la Houille)

Décembre 1977 : Convention entre la commune de Woluwé-Saint-Pierre et Landrichamps pour l'alimentation en eau potable du moulin et de la ferme Malavisée, ainsi que du moulin d'Olenne (propriétés de la commune belge).

1979-1982 : Manifestations contre la construction des réacteurs de Chooz B, voyez le paragraphe sur Chooz plus haut pour des détails. Il y aura même une manifestation et un déploiement de CRS à Landrichamps.

22 octobre 1983 : La remise en état de la toiture de l'église est approuvée par le conseil municipal. La commune fera un emprunt de 60 000 francs pour faire réaliser les travaux.

13 novembre 1986 : Les 20 logements de la cité, jusqu'alors loués, sont chacun vendus 100.000 Francs aux habitants.16)

14 février 1989 : La commune acquiert la salle polyvalente, il s'agit d'une offre d'occasion, elle provient de classes d'école préfabriquées de Revin et coûtera 9000 francs.S'y ajoutera une troisième provenant de Rancennes destinée aux animations de Landrichamps Loisirs. La salle sera démontée en 2017 pour laisser place à la nouvelle salle.

Après juin 1991 : Fermeture de l'école de Landrichamps. Elle regroupait alors 11 élèves dans une classe commune. M. Peil continuera d'enseigner à Givet, tandis que les enfants rejoignent l'école de Fromelennes grâce à une déserte en autobus. Voir l'article du journal L'ardennais.

mai 2007 : Inauguration du «PackSurfWifi» fourni par Orange, et financé par le Conseil Régional. Le projet consiste à faire venir internet par la voie des câbles cuivrés téléphoniques existants par une technique de type xDSL, puis de redistribuer cet accès au moyen d'ondes radio (wifi) au sein du village. Des boitiers-antennes sont ainsi placés sur les maisons des foyers connectés. Le renouvellement des contrats se fera jusqu'en mars 2016, Orange n'étant pas favorable à sa prolongation.

21 décembre 2011 : Création du parc naturel régional des Ardennes (PNR Ardennes), dont fait partie Landrichamps ainsi que d'autres communes de la pointe et des Ardennes.

2)
Source : État civil
3)
Source : Cahier des comptes-rendus de l'association «Les amis de la vallée de la Houille», conservé en mairie
4)
Source : Wikipédia : Centrale nucléaire de Chooz
5)
Affiches pour la plupart récupérées dans les archives du site Ficedl (Fédération internationale des centres d’études et de documentation libertaires)
6)
Note : cette dernière peut être aperçue sur cette photo lors des travaux de la rue de Bourseigne.
7) , 8) , 9) , 10) , 11) , 15) , 16)
Source : documents conservés en mairie
13)
Source : document conservé en mairie — communiqué de Tréfimétaux

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